Un communiqué du député du Rassemblement national (RN) Jérôme Buisson a annoncé, ce samedi, la suspension à titre conservatoire d’un membre de son équipe parlementaire. Cette décision fait suite à un message controversé posté sur le réseau social X, où le collaborateur a évoqué « un rêve » impliquant des « décès » et a suscité un tollé général.
Ce collaborateur a partagé sur X que « J'ai fait un rêve : quatre décès. Et le peuple empli de joie », allusion troublante qui accompagnait une image de personnalités de gauche, notamment la militante Assa Traoré, ainsi que les élus insoumis Sophia Chikirou et Rima Hassan. En réaction, Jérôme Buisson a exprimé, dans son communiqué, que ces paroles sont « inacceptables et ne reflètent en rien les valeurs que je défends ». Il a fermement condamné toute forme de violence.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a dénoncé ces déclarations, les qualifiant d’appel à la violence contre des parlementaires. Il a ajouté que l’extrême droite cherche à plonger le pays dans la violence et la guerre civile, soutenue par des captures d’écran du message incriminé.
Permanences LFI dégradées
Les tensions se sont également intensifiées avec d’autres écrits de ce même collaborateur du RN, qui aurait appelé, selon des partisans de la France insoumise, à « tuer l’extrême gauche ». Ce message, posté le 13 février, est difficile à authentifier puisqu’il a supprimé son compte à la suite de la controverse.
Cette situation s’envenime d’autant plus qu’un étudiant de 23 ans, Quentin, est décédé suite à des affrontements entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche à Lyon, provoquant des réactions acerbes de Marion Maréchal et du président des Républicains, Bruno Retailleau, qui ont tous deux accusé La France insoumise de responsabilité dans ce drame.
En conséquence, plusieurs permanences de la France insoumise à Paris, Rouen, Metz, et d’autres villes ont subi des dégradations. Au milieu de ce climat tendu, Jean-Luc Mélenchon a condamné ces actes de vandalisme et a tenté de minimiser les accusations portées contre son mouvement, les qualifiant de sans fondement et d'instrumentalisations du tragique événement survenu à Lyon.







