Actuellement, plus de 230 millions de filles et de femmes vivent avec les séquelles des mutilations génitales féminines (MGF) dans 30 pays, principalement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Malgré l'interdiction dans plusieurs pays, de nombreuses femmes et jeunes filles sont toujours soumises à des pratiques de mutilation, allant de l'ablation partielle à totale des organes génitaux externes.
Ouest-France a récemment organisé une session de questions-réponses avec la gynécologue-obstétricienne Dr. Solène Vigoureux, qui est également responsable médicale au centre de santé sexuelle et d’orthogénie du CHU de Nantes. Dr. Vigoureux, reconnue pour son expertise sur la prise en charge des patientes concernées par cette problématique, a répondu à vos questions en direct le 10 février 2026.
Les conséquences psychologiques et physiques des MGF sont alarmantes. Des études, comme celles du Centre de Recherche et d’Étude sur les Mutilations Génitales Féminines en France, soulignent que ces pratiques engendrent des traumatismes durables. "Les femmes font face à des troubles mentaux significatifs après de telles procédures", explique une chercheuse impliquée dans le sujet. L'éradication de ces pratiques nécessite une mobilisation collective.
Dr. Vigoureux a également évoqué les initiatives mises en place pour sensibiliser et éduquer sur cette question. "C’est essentiel d’informer les jeunes générations et d’encourager des discussions ouvertes sur le corps et les droits des femmes", a-t-elle souligné. Ce dialogue représente une arme puissante dans la lutte contre ces mutilations.
À l’issue de la session, Dr. Vigoureux a exprimé sa gratitude envers le public pour son intérêt et ses préoccupations sur ce sujet délicat. "Merci pour vos questions, qui reflètent une volonté de changement", a-t-elle déclaré. Ce genre d'initiative est crucial pour engendrer une prise de conscience et une action collective contre les mutilations génitales féminines.







