Une tragédie sombre s'installe au cœur d'Hendaye alors qu'un couple de jeunes parents est traduit en justice pour des actes de violence ayant causé la mort de leur bébé, Effie. La cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques, située à Pau, s'ouvre ce mercredi 11 février, et les accusations portées contre Mehdi et Mairi sont graves. Leur fille, âgée de seulement deux mois, est décédée en janvier 2023 des suites de violences répétées.
Comme l'indique France Bleu, l'histoire commence le 18 janvier 2023, lorsque le procureur de la République de Bayonne reçoit un rapport alarmant d'un hôpital de Bordeaux. Ce jour-là, Effie, transférée d'urgence depuis Bayonne, présente de lourds hématomes sous duraux et un état neurologique sévère. Les médecins décident alors de ne pas poursuivre les soins, estimant qu'il serait inhumain de prolonger la souffrance de l'enfant.
Les investigations menées par la police judiciaire révèlent des conditions de vie désastreuses. Lors d'une perquisition au domicile de la grand-mère maternelle, les agents découvrent un espace insalubre de 10 m², où l'odeur de l'urine de chat flotte sur la table à langer. Les déchets et l'herbe de cannabis, également retrouvés sur place, témoignent d'un cadre de vie instable et dangereux pour un nourrisson. Ces éléments sont corroborés par des témoignages et des documents—comme ceux rapportés par le Journal du Pays Basque—qui décrivent un environnement familial chaotique.
Des détails troublants émergent
Les enquêteurs interrogent les deux suspects, placés en garde à vue. Malgré les allégations de Mehdi, qui évoque des "maladresses innocentes", l'examen des téléphones portables révèle une autre réalité. Des photos troublantes montrent des scènes de maltraitance, tandis que des messages envoyés par le père, selon les informations du Figaro, laissent entrevoir un comportement violent et inacceptable envers le nourrisson.
À présent, les deux accusés, âgés seulement de 25 et 21 ans, risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Leur défense est assurée par Me Sandrine Larié et Me Cloé Irigoin-Carricaburu, avocates pénalistes du barreau de Bayonne, qui présenteront leur version des faits au cours des trois jours d'audiences. Le verdict est attendu pour le vendredi 13 février, laissant le public avec des interrogations sur les manquements éventuels du système de protection de l'enfance.
Cette affaire tragique soulève non seulement des questions juridiques mais également morales, tournant le regard de la société vers les réalités parfois sombres de la parentalité.







