Cédric Jubillar, incarcéré pour le meurtre de sa femme Delphine, doit comparaître en appel en 2027 devant la cour de Toulouse. Cependant, son nouvel avocat, Maître Pierre Debuisson, s'est insurgé contre les conditions carcérales jugées « inacceptables ».
Dans une déclaration faite ce matin, Maître Debuisson a exprimé sa ferme intention de ne pas se présenter à ce procès si la situation de détention de Jubillar ne s'améliore pas. Il a qualifié cette situation de « simulacre de justice », faisant référence à la détérioration de l'état de santé mentale et physique de son client en raison d'un traitement qu'il considère inhumain.
Depuis janvier dernier, Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de réclusion, a substitué ses anciens avocats, Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, par le nouveau pénaliste. Ce changement est perçu comme une refonte stratégique pour aborder son procès en appel. Debuisson a déjà soulevé des inquiétudes majeures concernant l'environnement de détention, décrivant les conditions comme « pires que celles réservées à de nombreux terroristes ».
Les témoignages sur ses conditions de détention laissent à désirer : exposé à une lumière artificielle constante, soumis à des fouilles fréquentes et confiné avec des détenus perturbateurs. Debuisson a déclaré : « On ne peut pas défendre un homme réduit à des conditions d'extrême dégradation par des magistrats qui semblent vouloir l’affaiblir ».
La défense souligne également l'impact psychologique du traitement sur Cédric Jubillar, qui clame son innocence depuis la disparition de sa femme en décembre 2020. En plus de sa condamnation, il a perdu son autorité parentale, une décision considérée comme appropriée par les avocats de ses enfants. Notons qu’à ce jour, le corps de Delphine Jubillar n'a pas été retrouvé, ajoutant une complexité supplémentaire à cette affaire médiatisée.







