Candidat aux municipales à Noisiel, Damien Cassé a trouvé ses affiches vandalisées dans la nuit du 5 au 6 février. Ce conseiller municipal d'opposition, ancien membre de La France Insoumise (LFI), a été confronté à des mots injurieux rappelant des accusations portées par son ex-compagne, la députée LFI Ersilia Soudais, qui l'avait accusé de viol et de harcèlement en 2024, accusations qu'il a depuis rejetées comme infondées.
Sur les affiches, des inscriptions telles que « Violeur », « harceleur » ou encore « pas de maire violeur » ont été relevées, provoquant une indignation croissante. Après que la plainte pour viol de Soudais a été classée sans suite, Cassé a été acquitté d’une accusation de harcèlement moral en juin 2025, laissant place à des supports médiatiques pour dénigrer sa campagne.
Sur sa page Facebook, Damien Cassé a signalé le vandalisme et a annoncé son intention de porter plainte pour « injures publiques sur personne chargée d’une mission de service public », une information que le commissariat de Torcy a confirmée au Parisien.
« Des messages injurieux, calomniateurs et diffamants »
Le candidat a récemment pris la tête du groupe « Noisiel Citoyen », accompagné des conseillers Mélodie Grangié et Martin Seidl, et a pour ambition de défaire le maire sortant, Mathieu Viskovic. Il fait face aussi à une autre candidate LFI, Françoise Godin, qui mène la liste « Faire mieux à Noisiel ». Damien Cassé a exprimé son indignation : « La nuit dernière, mes affiches ont encore été vandalisées et des messages diffamants ont été ajoutés pour m'inciter à abandonner ma candidature. Heureusement, mes équipes sont vigilantes et ont rapidement réparé les dégâts avant le lever du soleil. »
Ce n'est pas la première fois que Cassé se plaint de vandalisme. Fin janvier, plusieurs de ses affiches sur Cours des Roches et près du lycée Nerval avaient déjà été dégradées, soulevant des questions sur la montée de la violence politique à l'approche des élections municipales.







