L'Institut du monde arabe (IMA) s'apprête à organiser un conseil d'administration extraordinaire le 17 février pour élire un successeur à Jack Lang, qui a démissionné suite à des révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein.
À 86 ans, l'ancien ministre de la Culture a quitté ses fonctions après la révélation d'enquêtes judiciaires en France portant sur des accusations de fraude fiscale aggravée.
Le ministère des Affaires étrangères a confirmé qu'une réunion se tiendra pour discuter de la succession, soulignant l'importance de cette institution dans les relations entre la France et le monde arabe.
À cette occasion, le conseil d'administration, composé d'ambassadeurs et de personnalités du Quai d’Orsay, aura deux options : nommer un successeur temporaire ou prolonger le mandat de Jack Lang jusqu'à fin décembre, selon des sources proches du dossier. La présidence de cette institution, inaugurée en 1987, n'a cessé d'attirer les ambitions, même si plusieurs personnalités semblent se désister.
Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, a récemment déclaré qu'il ne poursuivrait pas cette voie, préférant se concentrer sur son rôle actuel en tant qu'émissaire d'Emmanuel Macron pour le Liban. Rima Abdul Malak, l'ancienne ministre de la Culture, a également écarté toute possibilité de candidature, affirmant à l'AFP qu'elle souhaitait continuer son travail à la tête de L'Orient-Le Jour.
Par ailleurs, certains noms circulent, tels qu'Audrey Azoulay, ancienne directrice de l'Unesco, et Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d'État. Toutefois, la décision finale appartenant au président de la République, Emmanuel Macron, devra être validée par le conseil d'administration.
Jack Lang, face à la gravité des accusations, avait d'abord refusé de démissionner, avant de choisir de se retirer, défendant son intégrité. Dans un moto de confiance, il a assuré vouloir prouver son innocence face aux accusations.
Alors que l'IMA se projette vers l'avenir avec deux nouvelles expositions prévues pour le mois de mars, la transition de leadership soulève des questions cruciales sur le futur de cette institution phare.







