Ce mardi, un homme de 55 ans, connu pour son impressionnant casier judiciaire de 57 condamnations, a de nouveau été jugé devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Nourredine B. est un délinquant régulier, comparant aujourd'hui pour une série de vols commis entre 2020 et 2024, notamment par l'utilisation de cartes de crédit dérobées dans des véhicules.
Détenant un passé criminel riche, il a reconnu plusieurs infractions, malgré les preuves peu solides. "Je ne me souviens pas toujours des événements", a-t-il déclaré, évoquant des problèmes de santé et des troubles de mémoire. Le président du tribunal a noté sa coopération dans certaines affaires, tout en soulignant la gravité de son parcours criminel, qui a débuté en 1989.
Le procureur a choisi de conserver l’accusation pour des vols clairement prouvés par des enregistrements vidéo, tandis que d'autres charges ont été abandonnées faute de preuves suffisantes. David Malicot, le substitut du procureur, a insisté pour que la récidive soit reconnue et a requis 18 mois de prison.
La défense plaide la cleptomanie
La défense, représentée par Me Ludivine Gloriès, a plaidé pour la relaxe en faveur des accusations insuffisamment étayées. Concernant les délits maintenus, l'avocate a mis en lumière une éventuelle cleptomanie et a souligné que cette pathologie n'est pas suffisamment considérée dans ce type de procédures judiciaires.
Après délibération, le tribunal a finalement relaxé Nourredine B. pour plusieurs infractions mais l'a condamné à 15 mois de prison pour celles retenues contre lui. Cette affaire soulève des questions plus larges sur la prise en charge des troubles psychologiques dans le cadre judiciaire, un point souvent méconnu des procédures, selon des spécialistes du droit pénal.







