L'arrivée de Cyclamen, une entreprise spécialisée dans le recyclage de métaux non-ferreux, dans la zone industrielle Millau Viaduc 2 a suscité de vives réactions dans le Sud-Aveyron depuis son annonce à l'automne. Ce samedi, une mobilisation importante a eu lieu dans les rues de Millau, où plusieurs dizaines de manifestants ont exprimé leur inquiétude concernant l'impact environnemental potentiel de cette implantation.
Emmanuelle Gazel, maire de Millau, a directement répondu à ces préoccupations dans une déclaration à la presse. Tout en reconnaissant les remous occasionnés par l'arrivée de Cyclamen, elle a rappelé que l'implantation était fondée sur des autorisations délivrées par les services de l'État. "J'ai fait mon travail d'élue en accueillant cette entreprise, mais je demande également un renforcement des contrôles. Il est essentiel que les installations aient une surveillance rigoureuse, notamment à trois mois, six mois et un an après leur mise en place," a-t-elle déclaré.
Pour aller plus loin dans sa démarche de transparence, Emmanuelle Gazel a également demandé que Cyclamen finance l'installation d'une station de mesure de la qualité de l'air, d’un coût estimé à 12 000 euros. Cela permettrait de rassurer la population sur l'impact environnemental de l'entreprise.
Alors que les élections municipales approchent et que le sujet est devenu central dans la campagne, l'élue a souligné son engagement à concilier développement économique et protection de l'environnement. "Je vais continuer à me battre pour créer des emplois et de la richesse dans notre territoire, mais jamais au détriment de notre environnement," a-t-elle affirmé.
Cette volonté de l'élue de rassurer ses concitoyens et de prendre des mesures préventives pourrait jouer un rôle clé dans le dialogue entre l'entreprise Cyclamen et la communauté locale. En attendant, nombreux sont ceux qui espèrent un équilibre entre progrès économique et respect de l'environnement.







