Après plus de dix années à la tête de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a confirmé son départ, planifié pour juin, à des fins officielles. Toutefois, plusieurs sources, dont BFM Business, évoquent des raisons politiques sous-jacentes. En postulant à une succession rapide, le gouverneur vise à s’assurer que son remplaçant soit nommé avant les élections présidentielles de 2027.
C'est un élément clé dans un contexte où les personnalités du RN, comme Marine Le Pen ou Jordan Bardella, représentent une menace pour la continuité des politiques économiques actuelles. "Il est crucial de préserver l'indépendance de la Banque de France face à des forces politiques qui pourraient l'orienter vers des décisions populistes", a commenté un analyste politique connu sous le nom de Thierry Parmentier.
Par ailleurs, ce départ imminent alimente également les spéculations quant à une éventuelle démission anticipée de Christine Lagarde, actuellement présidente de la Banque centrale européenne, dont le mandat s’étend jusqu’en octobre 2027, soit après les élections présidentielles. Ce serait un autre coup dur pour la perception de l'institution au moment où la France navigue dans des temps incertains.
Qui pour succéder à François Villeroy de Galhau ?
La Banque de France doit maintenant trouver un remplaçant au cours des quatre prochains mois. Parmi les candidats évoqués figure Emmanuel Moulin, ancien directeur général du Trésor, actuellement secrétaire général de l’Elysée, dont les compétences sont jugées essentielles pour le rôle. On cite également Benoît Coeuré, ancien membre du directoire de la BCE, qui a déjà tenté sa chance face à Villeroy. Cependant, il doit gérer de délicates affaires liées à son actuelle position.
Les noms de Bertrand Dumont, président actuel du Trésor, ajoutent à cette liste déjà riche. « La transition devra être rapide et efficace pour minimiser la turbulence au sein de l’institution », a souligné un cadre de la Banque, insistant sur l'importance d'une continuité sans interruption.
Villeroy a récemment déclaré : "Mon préavis a été informé au Président de la République, et je suis convaincu que le temps imparti d’ici juin suffira pour organiser ma succession sereinement, selon les règles de nos institutions". Sa carrière a été marquée par des réformes significatives, y compris la réduction des effectifs de la Banque de France de près de 30% et une restructuration complète de son fonctionnement.
Avec les événements mondiaux qui continuent d'affecter l'économie, la question de qui prendra en charge cette direction stratégique devient cruciale pour l'avenir économique du pays.







