Sur l'île de Belle-Île, la tension est palpable. Le 7 février 2026, environ 80 habitants se sont rassemblés à l'initiative de l'Union locale de la CGT pour protester contre une hausse des tarifs maritimes qui a été annoncée sans la moindre concertation. Ces augmentations, touchant principalement les usagers réguliers souhaitant traverser vers le continent, n'ont pas manqué de susciter l'indignation.
La manifestation a eu lieu devant les bureaux de Transdev Océane à Le Palais, la compagnie chargée de la délégation de service public pour la région. Les manifestants ont exprimé leur sentiment d'avoir été « pris en otage » par des décisions unilatérales. « Les insulaires sont en droit d'être consultés », a déclaré un porte-parole de la CGT.
Cette action de protestation arrive à un moment critique alors que des résultats d'une enquête citoyenne sur la mobilité sont en cours de publication. Plusieurs maires de l'île avaient déjà alerté sur cette « situation insupportable » lors de leurs vœux de début d'année. La présidente de la communauté de communes de Belle-Ile a également souligné l'importance d'une discussion ouverte avec les opérateurs de transport pour trouver des solutions viables.
Les Bellilois continuent de rappeler que, dans un contexte économique déjà difficile, ces hausses sont intolérables et demandent une concertation immédiate avec les autorités locales. Nous n’accepterons jamais une augmentation sans dialogue
, a averti un participant à la manifestation, fer de lance de cette contestation grandissante.







