Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale et député RN du Nord, a partagé sa vision lors d'une interview sur Franceinfo. Il a exposé la stratégie du Rassemblement national en vue des élections municipales à venir, évoquant la notion d'« union des patriotes », en s'alignant sur des actions spécifiques pour contrer l'extrême gauche dans certaines municipalités, de Paris à Marseille.
Alix Bouilhaguet : Jordan Bardella a récemment appelé à l’union des républicains avec le Rassemblement national pour les municipales, mais cela soulève des questions sur la position historique du parti de Marine Le Pen.
Sébastien Chenu : « Nous ne parlons pas d’une union des droites, mais d’une union des patriotes ! Le terme est important car cela ne signifie pas que nous cherchons à regrouper tous ceux qui se revendiquent de la droite historique. Notre stratégie est pragmatique et vise à éviter que des villes ne tombent aux mains de la gauche extrême. Nous avons établi des accords, même avec ceux dont les valeurs ne sont pas tout à fait les nôtres. »
Chenu souligne l'inefficacité de certains élus de droite, tels que Xavier Bertrand, qui a dans le passé appelé à voter pour le Parti communiste. Cela indique selon lui une déconnexion avec l’identité actuelle de la droite. « Notre lance est une réponse aux besoins des Français avant tout, pas une tentative de sauvetage d’un camp politique. »
Quant à marseille, où le RN a des ambitions, Chenu évoque des stratégies audacieuses :
« Nous avons d'énormes espoirs, déclare-t-il. Nous nous appuyons sur des personnalités comme Laure Lavalette, qui transcende l’étiquette du RN. » Cette approche vise à rassurer les électeurs en leur démontrant que le Rassemblement national peut mener des politiques efficaces sans nécessairement être identifié comme tel.
À Paris, Chenu est conscient des défis. « La situation est complexe, explique-t-il. Thierry Mariani, notre candidat, incarne les valeurs patriotes là où d'autres poursuivent des agendas personnels, comme Sarah Knafo. Malgré les sondages peu favorables, je reste convaincu que Mariani est capable de faire entendre la voix des patriotes au Conseil de Paris. »
Enfin, à propos du potentiel concurrent Bruno Retailleau, Chenu reste confiant. « Les Républicains ont perdu leur cap, estime-t-il. Ils devraient reconsidérer leur positionnement, car entrer dans le gouvernement actuel ne les positionne pas comme une réelle alternative. » Ses critiques sur le parcours de Retailleau et sa gestion durant son mandat montrent une certaine ferveur pour affirmer la position actuelle du RN en tant que premier parti d’opposition en France. »
Alors que les municipales approchent, la stratégie du Rassemblement national semble chercher à marquer une différence franche avec la droite traditionnelle, posant ainsi un défi intéressant sur la scène politique française.







