À Saint-Jacques-de-la-Lande, près de l'aéroport de Rennes, des militants se rassemblent régulièrement pour interagir avec les hommes enfermés dans le centre de rétention administrative. Équipés d'escabeaux, ils cherchent à briser le silence qui entoure ces personnes souvent condamnées à l'oubli. Dans ce contexte particulier, les échanges vont bien au-delà des simples mots.
« Nous n'avons droit à rien ici. Pas même une brosse à dents convenable », raconte un Algérien, l'expression marquée par l'épuisement. « La nourriture est immangeable, et nous n'avons aucune possibilité de cuisiner », ajoute un autre homme de nationalité étrangère. Une troisième voix, pleine de rage, déclare : « Nous sommes comme des lions en cage ».
Le centre de rétention, comme l'indique un article d'Ouest-France, est un lieu où les droits fondamentaux semblent souvent relégués au second plan. Les militants, lors de leurs visites, apportent non seulement des escabeaux, mais également de l'empathie et une volonté farouche de humaniser la condition des retenus.
Les échanges entre les participants et ces hommes sont poignants, créant des moments de partage. À une époque où l'indifférence prévaut, ces actions rappellent que derrière chaque numéro d'identification se trouve un être humain, avec un passé, des rêves et des luttes.
Au-delà des témoignages d'horreur, ces interactions visent à revendiquer des droits et à pratiquer la solidarité. Si l'on ne peut pas modifier le système judiciaire, des voix courageuses continuent de s'élever pour défendre la dignité humaine.







