Condamnée en appel à cinq ans d’inéligibilité, 18 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, Laurence Arribagé a exprimé sa colère sur les réseaux sociaux, convaincue que son sort aurait été différent si elle avait été une femme de gauche. L'ancienne adjointe au maire de Toulouse et ex-députée a partagé son ressentiment face à ce qu'elle qualifie de "justice politisée".
Le 6 février, après la confirmation de sa condamnation par la 13e chambre de la cour d'appel de Paris, Laurence Arribagé a publié un message sur X, dénonçant une "décision violente et incompréhensible". Elle déclare : "Si seulement j’avais été une femme de gauche, les choses auraient été différentes, j’en suis intimement convaincue." Ses mots reflètent un profond sentiment d’injustice, exacerbés par sa reconnaissance d'erreurs passées. "J’ai exprimé des regrets et présenté mes excuses, mais cela ne les intéressait pas réellement", a-t-elle ajouté.
Arribagé a été reconnue coupable d'avoir utilisé des méthodes illicites pour discréditer son adversaire aux législatives de 2017, Corinne Vignon (LREM). Ce cas, qui a suscité beaucoup de débats, soulève des questions sur l’intégrité des pratiques politiques en France. Selon La Dépêche, elle a relayé des accusations de fraude fiscale visant sa concurrente, une manœuvre qui lui a valu cette lourde sanction.
Soutien appuyé à Jean-Luc Moudenc
Dans son message, Laurence Arribagé a aussi tenu à remercier Jean-Luc Moudenc pour son "soutien constant" en politique. Malgré sa condamnation, elle semble déterminée à continuer son engagement auprès de lui pour les élections municipales prévues en mars 2026. "Mon combat à ses côtés ne s’arrête pas aujourd’hui" a-t-elle déclaré, affichant son soutien à la réélection de Moudenc.
"Tu es trop belle sur cette photo de la dépêche !❤️"
— Laurence Arribagé (@LArribage) February 6, 2026
Maman
Tu as raison maman de parler d’autre chose parce que oui… la vie continue.
Si seulement j’avais été une femme de gauche face à cette justice politisée… https://t.co/Az8PsKN2a9
Réactions des adversaires
Les récriminations de Laurence Arribagé ont suscité des réactions mitigées, notamment de la part du député Hadrien Clouet (LFI). Critiquant la défense de l'ancienne adjointe au maire, Clouet l’a accusée de faire preuve d’un "victimisme" injustifié en déclarant : "On les sort avec @ToulouseDemain." Ses propos mettent en lumière les tensions croissantes au sein de la scène politique locale.
Alors que le climat politique à Toulouse devient chaque jour plus tumultueux, cette affaire soulève des inquiétudes sur la manière dont la justice traite les hommes et les femmes en fonction de leur affiliation politique. De nombreux analystes politiques s'interrogent sur l’équité du système judiciaire, poussant au débat sur la nécessité de réformes profondes.







