« Après avoir lutté sans relâche pour améliorer notre pays, je ne plierai pas », a affirmé le Premier ministre britannique Keir Starmer, soutenu par plusieurs figures de son gouvernement, lors d'une déclaration devant les députés travaillistes.
Bien que le soutien de ses ministres lui ait accordé un moment de répit, Starmer fait face à une crise de confiance inédite en raison de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis en 2024, malgré ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d'éviter la montée du parti anti-immigration Reform UK, dirigé par Nigel Farage, afin de maintenir l'unité du pays.
Des soutiens mais des démissions autour de Keir Starmer
Le chef du Labour en Ecosse, Anas Sarwar, a récemment intégré les appels à la démission de Starmer, qui proviennent également de l'opposition. Selon lui, ce « sujet de distraction doit cesser, la direction de Downing Street doit changer ». Malgré cela, de nombreuses figures clés, telles que la ministre des Finances Rachel Reeves et la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, ont fait part de leur soutien sur les réseaux sociaux. Starmer a reçu des applaudissements de la part du groupe parlementaire travailliste, rapportent les médias britanniques.
Alors que son directeur de la communication, Tim Allan, a démissionné, Starmer a réaffirmé sa concentration sur ses responsabilités. Allan avait annoncé son départ moins d’un jour après celui de son chef de cabinet, Morgan McSweeney, impliqué dans la nomination de Mandelson. Ces démissions contribuent à fragiliser la position de Starmer à moins de deux semaines d'une élection partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre.
Nomination controversée en décembre 2024
La nomination de Peter Mandelson en tant qu'ambassadeur à Washington en décembre 2024 a soulevé des interrogations, surtout avec le retour de Donald Trump. Écarté en septembre 2025 suite à des révélations sur ses relations avec Epstein, Mandelson fait l'objet d'une enquête par la police, qui a procédé à des perquisitions à ses deux adresses.
Les tensions autour de cette affaire n'ont fait qu'aggraver la situation pour Starmer, qui a exprimé ses regrets quand il a déclaré avoir été dupé par Mandelson. Il a également présenté ses excuses aux victimes d'Epstein, tout en affirmant son intention de rester à Downing Street.
Un appel au rétablissement
Malgré son impopularité croissante, certains Britanniques, comme Aya, 40 ans, pensent qu'il est nécessaire de ne pas provoquer plus de chaos politique : « Je ne crois pas qu’il devrait démissionner. Il a reconnu son erreur, et il est temps de passer à autre chose. »
Pour Patrick Diamond, ancien conseiller politique, la situation de Starmer n'est pas « irrémédiablement compromise » grâce à sa majorité au Parlement, soulignant que le Labour est généralement loyal envers ses dirigeants. Aucun concurrent n'émerge pour lui succéder pour le moment, renforçant ainsi sa position en dépit des défis qui l'attendent.







