Le projet "Sirene", porté par la jeune entreprise Laminak Energy de Quimper (Finistère), est en passe de transformer l’industrie de la pêche. En effet, il pourrait permettre aux navires de pêche de réduire leur consommation de carburant de 20 %. Récompensé par le prix du développement durable de l'association Blue Fish, ce projet sera bientôt testé sur un chalutier bigouden.
Cette initiative représente une avancée majeure vers la décarbonation des navires de pêche. Elle repose sur une technique innovante qui consiste à injecter de petites quantités d'hydrogène dans l'air d'admission des moteurs. Selon des experts du secteur, comme Jean-Pierre Leclerc, ingénieur en énergie maritime, cette technologie pourrait également s'appliquer à de nombreux navires existants, réduisant ainsi leur empreinte carbone sans nécessiter de reconstructions complètes.
Le chalutier choisi pour les essais fait partie d'une flotte où l'évaluation de cette technologie pourrait avoir un impact significatif. La pêche durable est un enjeu majeur pour notre avenir, et toute initiative visant à réduire notre consommation énergétique mérite d'être encouragée
, ajoute Leclerc. Le projet Sirene apparaît donc non seulement comme une solution économiquement viable, mais aussi comme un pas déterminant vers une pêche plus respectueuse de l'environnement.
Ces efforts ne sont pas isolés. D’autres entreprises du secteur de la pêche explorent également des voies similaires. Par exemple, le développement d'alternatives comme les voiles assistées pour les chalutiers est à l'étude dans plusieurs embarcations, illustrant l’engagement croissant du secteur en faveur de la durabilité.







