Le Parlement européen a voté massivement contre une motion de censure dirigée contre Ursula von der Leyen, suite à des critiques concernant l'accord commercial avec le Mercosur, initiative lancée par le groupe d'extrême droite, Patriotes pour l'Europe.
Avec 390 votes contre, 165 pour et dix abstentions, cette motion n'a pas réussi à atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à son adoption. Ce vote représente une nouvelle échappatoire pour von der Leyen, qui a déjà survécu à trois motions de censure.
Le soutien des eurodéputés de droite français a été crucial cette fois, témoignant d'un changement de position par rapport à l'année précédente où ils avaient été les seuls à soutenir une précédente tentative de censure orchestrée par le groupe de Jordan Bardella.
François-Xavier Bellamy, eurodéputé du PPE, a expliqué à l'AFP que « la véritable censure a été votée grâce à la saisine » de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Ce recours, soutenu par 150 eurodéputés, a également remporté un soutien inespéré par 334 voix contre 324, rassurant ainsi les agriculteurs qui avaient manifesté devant le Parlement contre le traité avec le Mercosur.
« Désormais, notre combat est gagné », a fait savoir M. Bellamy, qui considère que la motion de censure est devenue sans objet en raison de cette décision judiciaire.
Cependant, cette saisine représente un revers pour von der Leyen, qui avait précédemment loué ce traité allégeant les droits de douane sur plus de 90% des échanges. La CJUE devra maintenant déterminer si l'accord, signé au Paraguay après plus de 25 ans de discussions, est en conformité avec les traités européens.
Avant une décision de la justice européenne, la Commission peut appliquer le traité provisoirement. Cependant, Brussels a exprimé sa « profonde déception » suite au vote, laissant le futur de cet accord incertain.







