Mohed Altrad, homme d'affaires influent à la tête d'une entreprise florissante à Montpellier, a récemment annoncé sa candidature à la mairie de la ville. Lorsqu'il s'est exprimé devant un public enthousiaste, il a fait une promesse audacieuse : si élu, il renoncera à ses indemnités et les reverse aux associations locales. Ce montant pourrait atteindre 1,7 million d'euros sur sept ans, une initiative qui pourrait séduire de nombreux électeurs.
Les élections municipales de Montpellier, prévues les 15 et 22 mars prochains, s'annoncent cruciales. Altrad, qui dirige le Montpellier Hérault Rugby (MHR), souhaite faire bouger les lignes dans une ville qu'il considère en proie à une mauvaise gestion financière. « Je n'ai pas besoin de ces indemnités pour vivre. Je veux redonner à cette ville tout ce qu'elle m'a offert », a-t-il déclaré, soulignant son ancrage dans la communauté montpelliéraine.
Cette décision de renoncer à des fonds publics illustre son engagement envers les habitants et cherche à proposer une alternative à l'équipe actuelle. Altrad critique ouvertement les choix financiers de l'équipe en place, notamment la gratuité des transports, qu'il juge insatisfaisante face à l'augmentation de la dette locale.
De précédentes élections, où il avait recueilli 18,12 % des voix au second tour, lui ont offert un aperçu des défis qui l'attendent. Fort de cette expérience, il espère rassembler plus de soutien cette fois-ci, notamment en mettant en avant des solutions concrètes pour améliorer la gestion de la ville.
Des experts en politique locale, comme ceux du Parisien, notent l'importance d'un candidat issu du monde des affaires, capable de balayer les vieilles méthodes. Pour Altrad, cette campagne ne représente pas seulement une ambition personnelle, mais un véritable projet de transformation pour Montpellier.







