Une fratrie hors norme. Dans la région toulousaine, 160 enfants sont nés d’un seul donneur. Cassandre (prénom d’emprunt) s’est donné pour mission de retrouver chacun d’eux. Selon « La Dépêche », après des années de recherche, cette femme de 37 ans a localisé ce fameux donneur, ainsi que 16 demi-sœurs.
Pour l’identifier, elle a utilisé des outils modernes. « Un membre de la famille du donneur a réalisé un test ADN. Lorsque j'ai vu ce nom, j'ai su qu'il y avait un lien. Avec l'aide d'un généalogiste, on a persévéré et finalement identifié quelqu'un », raconte-t-elle. La nouvelle législation sur la bioéthique, entrée en vigueur en 2022, a également facilité ces démarches, permettant un accès aux origines pour les enfants nés de dons.
Tous les dix jours pendant vingt ans
Ce donneur, un médecin aujourd’hui âgé, aurait effectué des dons « tous les dix jours pendant près de vingt ans », en vertu d'une législation antérieure à 1994. Environ 160 enfants, dont seulement deux ou trois garçons, seraient issus de ses dons. Cassandre a déjà établi un lien proche avec certaines de ses demi-sœurs, devenant même marraine de deux d'entre elles.
Mais sa quête ne s'arrête pas là : elle appelle désormais les personnes nées d'un don de sperme dans un cabinet de gynécologie à Toulouse entre 1973 et 1995 à se manifester. Ces enfants pourraient faire partie de cette immense fratrie, dont la majorité résiderait encore dans la région.







