Pierre-Vincent Guéret, à la tête de la Fnogec, a tenu des propos inquiétants sur RTL le 22 janvier.
« Bétharram va fermer », a déclaré sans ambages Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec), lors d'une interview sur RTL. Ce établissement situé dans les Pyrénées-Atlantiques est englué dans un scandale qui a terni son image. Guéret a ajouté que cette situation impacte l'ensemble de l'enseignement catholique, qui doit faire face aux conséquences du passé tumultueux de l'établissement : « la réputation de Bétharram éclabousse l'intégralité de l'enseignement catholique ».
Les difficultés rencontrées par la communauté éducative à Bétharram sont palpables, alimentées par les blessures laissées par les actes de quelques individus : « la communauté paye quotidiennement le poids d'un passé cru et tragique », a-t-il souligné.
Il a également précisé : « dans un cadre institutionnel, Bétharram va fermer ; sur le plan opérationnel, Bétharram doit déménager ». Cette transition nécessitera des ajustements logistiques importants, avec un impact financier significatif. Les victimes de ces atrocités demandent la fermeture de l’établissement pour en faire un site de mémoire, mais le sort du bâtiment après sa fermeture reste flou. Guéret a déclaré : « le nom de Bétharram sera inscrit dans les annales d'une époque révolue ».
« Il faut que ce soit fait avant l'été »
Guéret a rappelé qu'il avait obtenu, l'été dernier, une reconnaissance de responsabilité de la part de la tutelle de Bétharram. « Nous ne pouvons pas cautionner le moindre crime, ainsi Bétharram va fermer, ce n’est pas une option », a-t-il affirmé. Cependant, un dernier obstacle persiste : la tutelle internationale de l'établissement est fortement impliquée dans sa gestion et requiert l'accord de Rome pour finaliser la fermeture. « Déménager un établissement prend du temps, mais il faut que ce soit fait avant l'été », a insisté Guéret. Il apparaît que l'année scolaire 2026-2027 ne pourra pas débuter pour Bétharram.
La congrégation responsable de l'établissement fait face à des accusations graves de violences physiques et sexuelles sur des élèves depuis les années 50 jusqu'à 2010. Plus de 200 plaintes ont été déposées, indiquant l'ampleur d'un drame dont il est difficile de faire abstraction.
cette affaire résonne profondément dans la société française, comme le souligne le rapport parlementaire qui met en lumière les défaillances de l'État face à ces atrocités.
Une voix parmi d'autres, celle de Jean-Marie Delbos, victime de ces abus, a récemment partagé son expérience troublante : « J’étais le jouet du pervers en soutane », apportant un éclairage poignant sur les vérités inavouables cachées derrière les murs de l'établissement.







