Alors que les marchés s'inquiètent et que les taux d'intérêt américains grimpent, Donald Trump a finalement décidé de renoncer à introduire de nouveaux droits de douane sur l'Europe. Ce revirement démontre une fois de plus que la finance exerce un pouvoir considérable sur ses décisions.
Le 22 janvier, Donald Trump a officiellement levé ses menaces de droits de douane à l'Europe, après des semaines de discours belliqueux. Son annonce, faite alors qu'il était à Davos, incluait un "cadre pour un futur accord" concernant le Groenland, bien flou, et marquait un retrait de ses menaces tant commerciales que militaires. Il apparaît désormais évident que la pression des marchés financiers a été plus déterminante que les simples manœuvres diplomatiques. Comme le souligne l'analyse de nombreux experts, Trump, avant d'être président, est un homme d'affaires aguerri, dont les décisions économiques sont gouvernées par les fluctuations des marchés.
En effet, suite à ses déclarations menaçantes de la fin de semaine passée, les marchés ont réagi rapidement. Wall Street a enregistré une forte baisse, tandis que le dollar chutait, et les taux d'intérêt sur la dette américaine atteignaient des sommets inquiétants avec ceux à 30 ans frôlant les 5%. Une telle situation menace gravement l'économie américaine, déjà en proie à une dette colossale. Chaque augmentation des taux d'intérêt vient alourdir le fardeau de cette dette, créant ainsi un cercle vicieux pour l'économie.
Comme le rappelle un analyste de Bloomberg, "les préoccupations concernant la responsabilité fiscale et la viabilité économique peuvent rapidement transformer des promesses commerciales en défis ingérables". C'est donc dans ce contexte tendu que Trump a choisi de faire preuve de prudence.







