Le jeune militant écologiste marseillais Amine Kessaci, reconnu pour son combat acharné contre le narcotrafic, projette de fonder, après les prochaines élections municipales, "l'association nationale des maires de France qui œuvrent contre le narcotrafic". Cette annonce, faite à l'AFP le 21 janvier, intervient dans le cadre de sa tournée nationale auprès des candidats aux élections prévues en mars.
Lors d'un colloque intitulé "Face à la drogue", organisé à la Grande Mosquée de Paris, Kessaci a exprimé son inquiétude face au manque de visibilité du narcotrafic durant la campagne électorale. "Il est crucial que cette problématique soit au cœur des discours des candidats", a-t-il insisté. Ce constat s’accompagne d’un engagement pour rencontrer divers postulants, notamment le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet.
Élever le débat public sur le narcotrafic
"Je porterai une association nationale pour soutenir des maires de toutes tailles, notamment ceux des petites communes qui se sentent isolés face à l’essor du narcotrafic", a déclaré Kessaci, dont les propres expériences tragiques – l’assassinat de ses deux frères – ont profondément marqué son parcours. En tant qu’ancien candidat de la gauche unie aux élections législatives de 2024, il se dit déterminé à faire entendre sa voix lors des débats à venir.
La violence liée au narcotrafic a laissé des cicatrices profondes à Marseille, comme l'illustre la récente perte tragique de Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, dont la mort a suscité une onde de choc dans la ville. Kessaci a également créé l'association Conscience pour soutenir les familles de victimes de cette violence.
Avec une volonté affirmée de faire de la question du narcotrafic une priorité dans le débat public, Amine Kessaci se consacre à l’idée d’unir les forces autour de cette cause. "Pour ma mère et pour la mémoire de mes frères, je persisterai dans ce combat", a-t-il confié à l'AFP, déterminé à alimenter le débat jusqu'à la présidentielle à venir.







