Depuis l'annonce de la suspension de toutes les décisions concernant la gestion et la protection de l'eau, de vives réactions s'élèvent. La sénatrice d'Ille-et-Vilaine, Anne-Sophie Patru, affirme qu'elle se tient « aux côtés des agriculteurs » et appelle à la nécessité de prendre le temps pour une concertation constructive. En contrepoint, son collègue Daniel Salmon critique cette décision comme étant un « renoncement politique ».
Ces trois dernières années, un groupe de 72 membres, incluant élus et représentants des agriculteurs, a travaillé sur un projet complet visant à assurer la conservation de l'eau. Ce chantier crucial devait aboutir à un vote définitif prévu le 12 février 2026, introduisant des mesures clés comme l'interdiction d'épandre des herbicides sur les zones sensibles. Cependant, le Premier ministre a décidé de suspendre ces discussions, suscitant un vif mécontentement.
Anne-Sophie Patru « aux côtés des agriculteurs »
Dans un communiqué, la sénatrice centriste Anne-Sophie Patru a exprimé son « soutien total aux acteurs du secteur agricole ». Elle a reconnu l'urgence d'améliorer la qualité de l'eau dans le bassin de la Vilaine, tout en déplorant le manque de considération accordé aux agriculteurs dans ce processus. « Prendre le temps de la concertation est essentiel pour écouter et intégrer les besoins des territoires ruraux », a-t-elle ajouté.
« Une capitulation » pour Daniel Salmon
De son côté, Daniel Salmon, sénateur Europe Écologie Les Verts, a dénoncé lors d'une séance parlementaire le 21 janvier 2026, que ce moratoire représentait une « capitulation » du gouvernement. Il a souligné que cette décision mine quatre années de dialogue et d'élaboration de projets environnementaux nécessaires. « La suspension des débats est une manœuvre politique pour éviter d'affronter les véritables défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il affirmé.
Les tensions entre les instances gouvernementales et les représentants des agriculteurs illustrent la complexité des enjeux liés à la gestion de l'eau en Bretagne. Avec une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux, il semble impératif d'aboutir à des solutions qui équilibrent agriculture durable et préservation des ressources hydriques.







