Le projet ambitieux de construction de trois nouvelles piscines dans l’agglomération Royan Atlantique a suscité des interrogations sur son coût réel, annoncé à 120 millions d'euros sur 20 ans. Mais que cache cette somme impressionnante ? Le vice-président chargé des finances, Yves Trocmet, a été interpellé sur cette question lors d'une récente consultation démocratique. Les élus semblent perplexes face aux nuances des montants évoqués.
Le chiffre de 6 millions d'euros par an, souvent cité comme charge annuelle, nécessite un examen plus approfondi. En réalité, la charge annuelle sera d'environ 4,16 millions d'euros dans un premier temps, une somme qui pourrait être perçue comme plus gérable.
le financement détaillé
Le 20 février, un contrat a été signé avec un consortium pour la construction des équipements à Royan, Étaules et Cozes. Le coût total d'investissement est estimé à 68,6 millions d'euros dont 47,30 millions d'euros pour la construction des piscines et 11,5 millions d'euros supplémentaires en frais financiers. Pour la réhabilitation de la piscine de Saujon, la Cara devrait débourser 4,5 millions d'euros.
"Nos choix de financement doivent permettre de préserver notre capacité à investir dans d'autres projets" a souligné Trocmet dans une récente déclaration.
Les 22,30 millions d'euros restants seront compensés via une contribution forfaitaire annuelle d'investissement de 1,68 million d'euros.
la charge annuelle et ses implications
La charge annuelle de 4,16 millions d'euros résulte de la combinaison d’une contribution forfaitaire d'exploitation de 2,48 millions d'euros et de la contribution d'investissement. Ce coût est à mettre en perspective avec le budget global de la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique, qui s'établit à 163,4 millions d'euros en 2025. En comparaison, le budget dédié aux transports et aux mobilités, qui s'élève à 7,93 millions d'euros, montre que l’agglomération a une capacité financière à gérer ces nouvelles charges.
perspectives d'avenir
Alors que les piscines sont attendues pour une mise en service progressive de 2028, avec les complexes d'Étaules, Cozes et Royan, la question du financement reste cruciale. Yves Trocmet affirmant que les capacités d’investissement de l’Agglomération doivent rester intactes pour poursuivre d’autres projets sociaux et environnementaux.
Cette répartition détaillée des coûts devrait rassurer les élus et les citoyens sur la viabilité économique de cette initiative, tout en répondant aux besoins croissants d’équipements sportifs et de loisirs dans la région.







