Une récente étude de l'Insee et de la Banque de France, publiée le 11 décembre 2024, a révélé une diminution du patrimoine des ménages français l’an dernier, soulignant une tendance inquiétante qui se prolonge pour la seconde année d'affilée.
À la fin de l'année 2023, le patrimoine total des ménages a enregistré une baisse de 0,9 %, atteignant 14.567 milliards d'euros. Cette dépréciation intervient après une légère diminution de 0,1 % en 2022, après huit années de croissance constante, où la richesse avait augmenté en moyenne de 4,8 % entre 2014 et 2022.
Les causes de ce recul
Le principal facteur expliquant cette chute est la baisse des prix du foncier. Selon l'indice INSEE-Notaire, le marché immobilier a vu ses prix diminuer de 3,9 %, échangeant à la fois constructions et terrains. Notons que la valeur financière des actifs a cependant montré des signes de reprise, avec une croissance de 8,3 % des actions et des parts de fonds d’investissement, tempérant ainsi la chute du patrimoine global.
Le patrimoine des entreprises en déclin
À l’image des ménages, le patrimoine des sociétés non-financières (SNF) a également subi une chute significative, atteignant une baisse de 10 % en 2023, totalisant 3.297 milliards d’euros. En ce qui concerne le patrimoine financier net des SNF, il s'est positionné à -2.861 milliards d’euros. Les sociétés financières (SF) ont également connu une diminution, ramenant leur patrimoine à 25 milliards d’euros, représentant seulement 0,1 % du patrimoine économique national.
Impact sur le patrimoine national
Le patrimoine des administrations publiques (APU) a suivi cette tendance, montrant une baisse de 27,5 % pour se stabiliser à 786 milliards d'euros, représentant 4,2 % du patrimoine économique national. En somme, le patrimoine national français a connu une diminution globale de 4,2 % en 2023, une première depuis 2014. Il est à craindre que cette tendance se poursuive pour les ménages français fin 2024, compte tenu de la continuation de la baisse des prix immobiliers observée au début de l'année, bien que des signes de stabilisation soient apparus au troisième trimestre, selon les données de l'indice Notaires-Insee.







