L'affaire Lyhanna continue de provoquer des réactions rapides dans le pays. France Télévisions a récemment révélé la plainte déposée en août 2025 par la mère d'une autre victime présumée de Jérôme Barella, qui concerne sa fille Rosa, âgée de 11 ans aujourd'hui. Ce dossier met en lumière les carences du système judiciaire et relance le débat sur la protection des mineurs.
Cette mère, dévastée, fait face à une lutte acharnée contre l’État. Elle accuse Jérôme Barella d'avoir violé sa fille, mais déplore un silence persistant de la part des autorités. Le 22 août 2025, elle se rend à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne, pour dénoncer des violences sexuelles répétées sur sa fille, qui avait alors seulement 10 ans.
"Rosa faisait du taekwondo avec les filles de Jérôme. Elle se liait d'amitié avec elles, et c'est ainsi que nous avons pu faire connaissance. Il est donc courant que ma fille se rende chez Jérôme," confie la mère dans son témoignage. Des accusations choquantes évoquent des scènes d'abus qui se seraient poursuivies entre septembre 2024 et mai 2025, où il aurait réduit Rosa à l'impuissance, participant lui-même à des actes inqualifiables.
Doutes et rétractions : le flou persiste
Rosa a également témoigné, et des examens médicaux réalisés au CHU de Toulouse, ont renforcé la véracité de son récit. Pourtant, six mois plus tard, la situation ne s'améliore pas. Pendant qu'elle travaille, sa fille la contacte pour lui confier qu'elle a été agressée par Barella. "À mon retour, Jérôme était présent. Ce n'était pas ma décision de l'inviter. J'ai demandé des explications, ce qui a conduit Rosa à se rétracter devant lui," raconte-t-elle aux enquêteurs.
Barella, selon la mère, aurait rejeté ces accusations en qualifiant la fillette de manipulative, plaidant sa position d'ami. "Je considère Rosa comme ma fille," lui aurait-il dit. Les doutes des enquêteurs ne tardèrent pas à se manifester, notamment sur l'origine des cadeaux qu'il offrait à la mineure.
Cette mère, en fin de course, déplore : "Nous sommes détruites. Je souhaite que l'affaire avance. Jérôme est en liberté, et notre souffrance ne fait qu'augmenter." Les enquêteurs, pourtant, n’ont jamais convoqué Jérôme Barella avant la disparition de Lyhanna. Aucun commentaire n’a été fourni par ses avocats ou les autorités concernant cette affaire, laissant une ombre sur la réponse de la justice face à des accusations aussi graves.
* Prénom d'emprunt pour préserver l'anonymat







