Enceinte de trois mois, Margaux consulte pour des douleurs intenses. Après une ponction lombaire, elle découvre qu'une aiguille de 5,5 cm est restée coincée dans son dos, un incident médical aux conséquences potentiellement dramatiques.
Alors qu’elle est enceinte, Margaux se rend aux urgences, éprouvant des douleurs sévères, des vomissements et des picotements dans les bras. Les médecins lui découvrent une hypertension intracrânienne et optent pour une ponction lombaire. Cependant, l'intervention ne se déroule pas comme prévu : "On a eu beaucoup de mal à trouver l'espace péridural", témoigne-t-elle. L'interne a tenté la procédure six fois, sans supervision, alors que d'autres médecins soulignent que deux tentatives devraient suffire avant de demander de l'aide.
Rapidement après la procédure, Margaux ressent une douleur insupportable. Une boule rouge apparaît dans son bas du dos, et elle hurle au moindre contact. Deux semaines plus tard, elle retourne à l'hôpital, persuadée d'avoir un abcès, mais elle se heurte à un diagnostic d'hématome. Les mois passent sans qu'on lui explique la douleur persistante et ses poussées de fièvre. "Il suffisait que mon t-shirt effleure le bas de mon dos, et je hurlais", raconte-t-elle.
Tout au long de sa grossesse et après l'accouchement, Margaux endure cette souffrance sans que personne ne puisse en identifier la cause. Elle subit même une autre ponction lombaire à la fin de sa grossesse, ignorant qu'une aiguille anesthésique était déjà coincée dans son dos. Des examens d'imagerie sont menés au mois d'août et septembre, sans succès. Ce n'est qu'après dix mois que la vérité est révélée : "Ils ont mis la vie de ma fille en danger", déclare-t-elle en évoquant les risques que cette erreur médicale a engendrés.
On n'a pas envie qu'une autre personne souffre comme on a pu souffrir
Margaux, à propos de l'erreur médicale dont elle a été victime
La découverte de l’aiguille se produit finalement chez son médecin traitant en décembre. Celui-ci, en palpant la boule dans son dos, sent immédiatement "quelque chose de pointu" et l'oriente vers une clinique. Une radio, suivie d'un scanner, confirme la présence de l'aiguille. "La ponction a eu lieu début février et on m’a retiré cette aiguille en décembre", précise Margaux.







