Matthieu Pigasse, banquier d'affaires français, s'est exprimé sur RTL pour clarifier son rôle dans la restructuration de la dette du Venezuela, un mandat qu’il considère comme essentiel pour aider le pays à se relever d'une crise économique majeure.
En 2026, Pigasse a été chargé de la délicate tâche de piloter la restructuration de la dette vénézuélienne, actuellement estimée entre 170 et 200 milliards de dollars, face à des créanciers variés, allant des fonds d'investissement aux puissances telles que la Chine et la Russie. Dans ce contexte, il est essentiel d'entamer des négociations pour alléger le fardeau de la dette afin d'initier une reprise économique.
Les critiques à son égard, évoquant des affinités avec Donald Trump, ne semblent pas le décourager. "C’est un raccourci saisissant", affirmerait Pigasse, qui précise que son travail vise non pas à servir des intérêts politiques, mais à aider des pays en proie à des difficultés économiques. Son but est de donner aux États "asphyxiés par la dette" une chance de se redresser en préservant leurs populations du poids d’un surendettement.
L’expert décrit la situation vénézuélienne comme comparable à celle d’un ménage surendetté, où les plus démunis sont souvent les plus touchés par l'endettement. Pigasse insiste sur le fait que son intervention doit permettre au pays de retrouver l'accès aux marchés internationaux, ce qui est crucial pour attirer de nouveaux investissements et moderniser son industrie, notamment pétrolière.
La mission de Matthieu Pigasse n’est pas qu'une simple opération financière. Elle représente une opportunité de rétablir la confiance des investisseurs étrangers, pérenniser les entreprises et raviver une économie en souffrance depuis plus de dix ans.
Au fil des années, Pigasse a aussi été impliqué dans la résolution de crises financières dans des pays comme l’Argentine et la Grèce. Bien qu'il admette que le régime vénézuélien pose des défis, il insiste sur le fait que son engagement est avant tout une question de responsabilité financière. Ce dernier est également rémunéré pour ses services, les commissions pouvant atteindre entre 10 et 20 millions d'euros, suscitant ainsi des interrogations sur les motivations derrière son intervention.







