Le cinéaste israélien, désormais exilé en France, a partagé ses pensées sur le boycott qui a touché sa carrière. Opposant acharné au régime de Benyamin Nétanyahou, il se sent victime d'une forme de "purisme politique". Sur France Inter, il a exprimé sa frustration : "Les limites du bon sens ont été dépassées".
Mercredi 10 juin, lors de l'émission, Lapid a révélé qu'il avait annulé sa participation à un festival à Marseille à la suite d'un appel au boycott émanant d'une dizaine d'autres réalisateurs. "Ma propre présence est jugée inacceptable pour eux", a-t-il déploré.
Ce phénomène soulève des questions sur la liberté d'expression des artistes dans un contexte politique tendu. Le critique de cinéma Pierre Berthomieu a commenté cette situation, affirmant que "la censure par le biais du boycott devient une pratique malsaine qui nuit à la diversité culturelle".
Anciens collègues de Lapid, comme la réalisatrice française Claire Denis, affirment également que "l'art ne devrait pas être instrumentalisé pour des raisons politiques". En conséquence, le débat sur la liberté d'expression et le soutien culturel à travers les frontières reste d'actualité, comme le souligne le site France Info.







