Un tribunal en Suède a décidé de reporter sa décision concernant un homme de 62 ans, accusé de proxénétisme et de viols sur sa femme, impliquant au moins 120 clients. Ce procès, qui se déroule à huis clos, a suscité une intense attention médiatique. Selon la procureure Ida Annerstedt, une peine de dix ans de prison a été requise contre l'accusé.
Les audiences, organisées entre le 10 avril et le 26 mai à Härnösand, ont été marquées par des témoignages poignants. La femme, décrite par certains comme étant dans un état de vulnérabilité, aurait été exploitée pour des relations sexuelles tarifées à travers des annonces en ligne. Les accusations incluent également des actes de violence physique et des menaces, qui auraient contribué à la manipulation de la plaignante.
Exploitation et comparaison avec des affaires similaires
Le porte-parole du tribunal d'Angermanland a mentionné qu'un délai supplémentaire est nécessaire pour rédiger le verdict, prévu maintenant pour le 16 juin. L'avocate de la plaignante, Silvia Ingolfsdottir, a condamné les actions de l'accusé, qualifiant son comportement d'« exploitation impitoyable », indiquant que la victime était sous l'emprise de drogues et d'alcool lorsqu'elle était forcée d'exercer ces activités.
La législation suédoise prohibe l'achat de services sexuels, mais n’interdit pas leur vente, bien que la facilitation de celle-ci soit illégale. La plaignante réclame 1,1 million de couronnes suédoises (environ 100 000 euros) en dommages et intérêts.
Ce cas a fait prendre conscience à la société suédoise de la gravité de l'exploitation des femmes. Il a été comparé à une affaire française très médiatisée impliquant Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de réclusion pour avoir enfermé sa femme et l'avoir livrée à des inconnus.
Alors que le tribunal se prépare à rendre son verdict, le pays tout entier attend avec impatience le dénouement de cette affaire qui met en lumière des problématiques sociales majeures, notamment la violence domestique et l’exploitation sexuelle.







