L'Allemagne a promis une récompense d'un million d'euros pour quiconque pourrait aider à identifier les auteurs d'un sabotage ayant causé un blackout massif début janvier, touchant près de 45 000 ménages. Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, a exprimé sa préoccupation face aux lenteurs de l'enquête, tout en appelant à la solidarité pour stopper ce type de crime.
Cet incident a été revendiqué par un groupuscule peu connu de l'extrême gauche, la Vulkangruppe, qui a déjà revendiqué plusieurs attaques en Allemagne, notamment un sabotage ciblant une usine Tesla. L'incendie d'une installation électrique a laissé plus de 100 000 personnes dans le noir, perturbant non seulement l'approvisionnement électrique, mais aussi les réseaux mobiles et les transports en commun, illustrant ainsi la fragilité des infrastructures critiques, dans un contexte où les autorités s'efforcent de les renforcer face aux menaces extérieures.
Aucun progrès dans l'enquête
Malgré l'ampleur de la situation, l'enquête semble stagner, et les forces de l'ordre ne rapportent aucune avancée significative, presque un mois après les événements. Selon le parquet, l'enquête porte sur des accusations de terrorisme et de sabotage. Bien que le groupe ait déjà été actif depuis plus d'une décennie, les autorités peinent à le cerner, et le maire de Berlin, Kai Wegner, a récemment souligné que la capture des responsables était « la plus haute priorité ». Il a condamné les actions visant les infrastructures essentielles, notant qu'elles présentent un danger pour la population.
Une vulnérabilité révélée
L'incident survient à un moment tendu, alors que l'Allemagne met en garde contre une montée des sabotages, souvent associés à des mouvements politiques radicaux. Alexander Dobrindt a assuré que de nouvelles mesures seraient prises pour renforcer la sécurité des infrastructures, et a promis que des projets de loi visant à protéger ces installations seraient bientôt soumis au Bundestag.
Cependant, certaines voix s'élèvent contre les nouvelles législations proposées, les qualifiant de trop bureaucratiques. Des acteurs économiques et politiques craignent que le projet, s'il reste tel quel, n'entraine une transparence excessive des infrastructures, ce qui pourrait profiter à des individus malintentionnés. Dobrindt a reconnu cette problématique et soutenu qu'il est crucial de trouver un équilibre entre sécurité publique et protection des informations stratégiques.
À travers ces enjeux, l'Allemagne fait face à une lutte constante entre sécurité, action préventive et réponses autoritaires face à des menaces émanant de l'extrême gauche. Les développements d'une telle situation ne manqueront pas d'intéresser les observateurs, alors que Berlin, emblème de ces tensions sociales, reste au cœur des débats.







