À Nîmes, l’Institut Emmanuel d’Alzon a organisé une journée de mémoire dédiée à la Shoah, rassemblant des élèves et des enfants de déportés. Ce moment fort a été marqué par des témoignages émouvants, des échanges enrichissants et une exposition pédagogique.
Les élèves ont pu écouter et interagir sur un sujet qui mérite d’être perpétué. Cette rencontre s’est tenue sous l’égide des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et a offert une opportunité précieuse pour les jeunes de s’informer et de poser des questions sur cet épisode tragique de l’histoire. Lors de cet évènement, Jean-Paul Boré, président de la délégation du Gard, a souligné l'importance de transmettre cette mémoire afin que "la génération d’après" continues la lutte contre l’oubli. Fils d’un déporté, il a évoqué les dangers d’un retour à des passés sombres qui semblent réapparaître.
Une exposition au cœur du lycée
Au sein du Centre de Documentation et d’Information de l’établissement, une exposition composée de trente panneaux relatant la déportation a été mise en place. Prêtée par la fondation, cette exposition a servi de base pour les échanges et les interrogations des élèves, particulièrement sur Auschwitz-Birkenau, qui a vu son 81e anniversaire de libération commémoré lors de cette journée.
Un projet pédagogique en expansion
Emmanuelle Le Droit, professeure d’anglais et initiatrice du projet, met en avant l’implication croissante des élèves : "Chaque année, des élèves de seconde, première et terminale participent activement". C’est le cas de Noé, élève de première, qui a partagé sa conviction sur l’importance de ne pas oublier : "Il ne faut pas condamner l’humanité à reproduire les mêmes erreurs". Pour approfondir cette expérience, l'institut envisage un voyage pédagogique à Berlin à la fin mars 2026.







