Un Landais de 46 ans a été jugé en appel pour des violations graves commises contre dix personnes de son entourage, dont des enfants et des membres de sa famille. La cour d'appel des assises des mineurs à Tarbes a confirmé sa culpabilité et a alourdi sa peine, qui s'élève désormais à vingt ans de réclusion criminelle. Ce verdict fait suite à un procès qui a duré neuf jours entre janvier 2026 et a mis en lumière des actes horribles datant de 1995 à 2020.
Suite à sa première condamnation en 2024, où il avait déjà été reconnu coupable de viols aggravés, il avait immédiatement exprimé son intention de faire appel. Le tribunal a également décidé d'augmenter la période de sûreté, empêchant l'accusé de bénéficier d'un aménagement de peine, qui passe de douze à treize ans.
Des accusations accablantes
Les preuves contre ce père de famille sont accablantes. Trois de ses filles, encore mineures à l'époque des faits, ainsi qu'un neveu et une nièce, ont témoigné contre lui. La situation est d'autant plus complexe qu'une de ses anciennes victimes, aujourd'hui sa compagne, continue à le soutenir malgré les interdictions. L'ex-compagne, quant à elle, a également dénoncé des viols à son encontre et sur ses propres enfants.
Me Frédéric Lonnés, avocat pour le Conseil départemental des Landes, représente quatre des victimes mineures dans cette affaire. Il a déclaré que la confirmation de la peine en appel est une victoire, notamment pour les nouvelles victimes reconnues par la cour depuis le premier procès. "Cette décision démontre que cet homme, qui clame son innocence, ne peut échapper à la justice", a-t-il affirmé.
Les répercussions de ce procès tournent autour de l'importance de protéger les victimes et de dissiper la culture du silence qui entoure souvent ces crimes. Les établissements et les associations locales continuent à faire pression pour un meilleur soutien aux victimes, à travers des programmes de sensibilisation et de prévention.







