Après presque deux décennies, Manon Romaniello, gérante de la célèbre boutique de chaussures et maroquinerie Rosso Barocco, prépare la fermeture de son établissement situé dans le centre de Quimper (Finistère). Ne cachant pas son émotion, elle évoque une transformation du commerce local qui l'incite à se recentrer sur sa seconde enseigne à Douarnenez.
« C'est un véritable déchirement », confie-t-elle. La rue Guéodet, autrefois animée, ne ressemble plus à celle qu'elle a connue à ses débuts. Selon Ouest France, plusieurs commerces historiques sont confrontés à des défis majeurs, et cette fermeture n'est qu'une parmi d'autres. Les avis d'experts soulignent une tendance de fond : la concurrence des zones commerciales et des achats en ligne représentent un risque croissant pour les petits commerçants.
Pour Manon, questionner ce départ, c'est aussi faire l'écho d'une nostalgie partagée par beaucoup. Elle se souvient des clients fidèles qui réinvestissaient la boutique, cherchant non seulement des produits, mais également des moments de convivialité. En pleine période de liquidation, elle espère faire le plein de ses derniers stocks, mais sa décision de quitter le centre-ville résonne comme un symbole du déclin commercial local.
« On doit s'adapter ou disparaître », conclut-elle, conscient de la rude réalité qui attend les petits commerces de proximité. Dans un environnement commerçant en pleine mutation, l'avenir des enseignes comme Rosso Barocco semble incertain. Cette situation nous rappelle l'importance de soutenir le commerce local et de préserver le tissu économique des villes comme Quimper.







