Le 27 janvier, un professeur d'éducation physique et sportive (EPS) a été reconnu coupable d'homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, suite à la mort tragique de Baptiste, un élève de 13 ans, survenue en 2020. Le jeune garçon, souffrant d'un problème cardiaque, avait participé à une épreuve d'endurance malgré une dispense médicale.
Les juges ont prononcé une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et une amende de 5 000 euros à l'encontre de l'enseignant. Cependant, cette décision est perçue comme insuffisante par les parents de l'élève, qui envisagent d'interjeter appel. «
Qui peut se contenter d'une peine aussi faible ? Dix-huit mois avec sursis pour la mort d'un gamin de 12 ans, c'est très peu payé.», a déclaré Xavier Ledoux, le père de Baptiste.
Lors du procès, le procureur avait qualifié la négligence du professeur de « caractérisée » et plaidé pour une peine plus sévère. Les parents, qui avaient alerté à plusieurs reprises l'école sur la santé de leur enfant, ont exprimé leur indignation face à l'absence de sanctions réelles.
Baptiste, qui était dispensé de participer aux cours de sport, avait été contraint d'assister à la séance, se limitant à des tâches comme le chronométrage. Malheureusement, il s'est effondré lors de l'épreuve. Le professeur a affirmé qu'il n'était pas au courant de la dispense, et a exprimé son regret de devoir porter seul le poids de cette tragédie.
« L’Éducation nationale est totalement absente », déplore son avocate, Me Mathilde Reboux, qui a également annoncé son intention de faire appel.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la responsabilité des enseignants et la sécurité des élèves, poussant ainsi les autorités éducatives à reconsidérer certaines pratiques. D'autres sources médiatiques, telles que Le Monde, soulignent l'importance d'un encadrement adéquat pour éviter de telles tragédies à l'avenir.







