Depuis le 12 janvier 2026, l'épicerie d'Italie, située dans le sud de Rennes, est sous le coup d'une fermeture temporaire ordonnée par le préfet d'Ille-et-Vilaine après qu'un client se soit blessé en utilisant des engins pyrotechniques achetés dans le commerce. Cette décision a été contestée par le gérant, qui s'est tourné vers le tribunal administratif pour tenter d'annuler la sanction.
Le 22 janvier 2026, le tribunal de Rennes a rejeté la demande de réouverture. Le préfet, Franck Robine, avait pris cette mesure pour protéger la santé publique, suspectant également des activités illégales au sein de l'établissement. Les sombres évènements survenus à la fin de l'année 2025 ont accru la vigilance des autorités, soucieux de prévenir d'autres incidents.
Le gérant a déclaré que cette fermeture entraînera une perte de chiffre d'affaires significative, qu'il chiffre à près de 48 000 euros. Pour son avocate, Me Amina Saadaoui, la décision du tribunal est vue comme un détournement de pouvoir, arguant que les allégations de blanchiment d'argent sont sans fondement.
Dans ses conclusions, le tribunal a souligné que le commerçant n'a pas démontré que la fermeture mettrait en péril la viabilité de son activité, d'autant plus que les derniers rapports financiers montrent une situation de trésorerie positive.
Ce cas soulève des questions plus larges sur la législation en matière de sécurité publique et l'impact des sanctions administratives sur les petits commerces. Les experts s'interrogent sur la juste balance entre la protection des citoyens et le droit des commerçants à mener leurs affaires librement.







