Le député picard, François Ruffin, a récemment révélé dans des interviews accordées à Libération et TF1, son intention de participer à la primaire unitaire de la gauche. Cette compétition, où il sera notamment opposé à Marine Tondelier pour les Écologistes et Clémentine Autain pour l'Après, est programmée pour le 11 octobre.
Ruffin a affirmé dans Libération: « La primaire est actée : ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat ». Il s'est montré engagé, clamant : « J’y vais pour gagner, et surtout j’y vais pour faire gagner les Français » lors de son intervention sur TF1.
Une candidature motivée
Parmi les candidats ne participant pas à cette primaire, on compte Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon. Ruffin a réaffirmé son désir de quêter les soutiens nécessaires à sa candidature présidentielle, en précisant : « une fois récolté les 500 maires et les 100 000 soutiens, je serai candidat ».
En mai 2025, après une rupture avec La France Insoumise, Ruffin avait déjà exprimé son souhait d’être candidat à la primaire, ayant déjà créé son mouvement Debout, une-offshoot de son parti local Picardie Debout. Avec trois victoires consécutives dans sa circonscription, il est devenu un visage de la gauche désireux d’unir les diverses tendances.
Bien que souvent critiqué pour son manque de collaboration au sein des collectifs, Ruffin reste un ardent défenseur de cette primaire, qu'il qualifie de « débordement ». Il a également tendu la main à Mélenchon et Glucksmann pour qu'ils envisagent de participer : « De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs électeurs ? » interroge-t-il dans Libération.
Si élu, le député promet de « faire une nouvelle abolition des privilèges », préfigurant une présidence hors du commun : « Je suis le premier député au Smic, je serai le premier Président au Smic », a-t-il déclaré. Il exprime sa détermination à incarner une politique ancrée dans la réalité quotidienne des citoyens.
En somme, François Ruffin se prépare à une bataille politique intense, avec des promesses ambitieuses et un appel à unir la gauche, tout en cherchant à construire un discours qui résonne avec les préoccupations des Français.







