Le député de la Somme, François Ruffin, a annoncé ce lundi 26 janvier qu'il sera bien candidat à la primaire unitaire de la gauche, prévue le 11 octobre. Il se joint ainsi à Marine Tondelier des Écologistes et Clémentine Autain de l’Après, qui ont également confirmé leur participation.
Dans une interview accordée à Libération et sur TF1, Rufin a déclaré : « La primaire est actée, ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat ».
Le député souhaite vivement voir participer Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, qui ont, pour l'instant, décidé de ne pas se joindre à cette primaire. François Ruffin a insisté : « De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs électeurs ? » Cela soulève des interrogations sur l’unité de la gauche en période électorale.
Sur la question des soutiens nécessaires pour participer à la présidentielle, il a affirmé : « Une fois récoltés les 500 maires et les 100 000 soutiens, je serai candidat à l’élection présidentielle. » Il a mis l’accent sur son objectif de victoire, non seulement pour lui-même, mais surtout pour faire avancer les droits des Français.
Fort de ses récentes victoires aux élections, Ruffin a également lancé son mouvement, Debout, en écho à son engagement régional. En tant qu’ancien journaliste, il s’est positionné comme un ardent critique du statut quo. Son intervention survient à un moment où il a déjà exprimé le besoin d’une « nouvelle abolition des privilèges » si élu.
« L’exemple viendra d’en haut : je serai le premier Président au smic. Je paierai mes factures d’électricité comme de Gaulle, et j’achèterai ma vaisselle au supermarché comme Yvonne. » Ces promesses s’inscrivent dans un désir d’incarner un changement radical au sein de l’appareil d’État.
Autain et Tondelier, ses concurrentes, se sont également engagées à redynamiser la gauche, alors que le patron du PS, Olivier Faure, souhaite également voir son parti engagé dans ce processus.







