
Des artistes et chercheurs protestent contre les restrictions imposées à l'accueil des Gazaouis en France, en particulier ceux qui bénéficient du programme Pause, un dispositif de secours pour les scientifiques et artistes en danger. Le collectif Maan a exprimé son indignation lors d'une conférence de presse, révélant que l'instruction des dossiers des artistes et chercheurs de Gaza a été suspendue depuis janvier 2026.
Marion Slitine, chercheuse au CNRS et fondatrice de Maan, a souligné : « Le 13 janvier, nos collègues de Gaza ont appris avec consternation que le programme Pause était contraint de suspendre leur admission. » Les raisons invoquées par les autorités françaises concernent les restrictions sévères à l'évacuation imposées par les autorités israéliennes et jordaniennes.
Depuis 2017, le programme Pause, établi par le Collège de France, témoigne de la solidarité française en accueillant des artistes et scientifiques menacés. Ce programme permet l'accueil de ces personnes et de leurs familles, mais la situation actuelle devient de plus en plus préoccupante. Les chiffres avancés par Marion Slitine montrent que « 21 lauréats sont bloqués à Gaza avec leurs familles, totalisant 115 personnes ». Sur les 67 nouveaux candidats de 2025, seulement 12 ont vu leur dossier validé.
Des étudiants toujours bloqués
France Universités a également manifesté son soutien aux Palestiniens concernés, en affirmant son engagement envers ceux qui sont piégés à Gaza. Parmi les lauréats se trouve Ziad Medoukh, un poète et enseignant, qui a exprimé son espoir envers la France : « Nous avons encore foi en la France, symbole des droits de l'homme. »
Le ministère des Affaires étrangères français avait suspendu les évacuations de Gaza l'été dernier après une faille majeure dans la procédure de vérification, permettant l'entrée d'une étudiante ayant tenu des propos antisémites. Après un arrêt, la France a repris ses évacuations en octobre 2026, permettant l'entrée de 20 personnes sur son territoire. Depuis novembre 2023, environ 500 personnes, Français et Palestiniens, ont été évacuées grâce aux efforts du ministère.







