PODCAST - "L'Heure du Crime" revisite l'énigme entourant Christian Poucet, un défenseur inflexible des commerçants, abattu près de Montpellier en janvier 2001.
Le 29 janvier 2001, à 9h40, Christian Poucet gare sa Chevrolet Corvette dans l'enceinte d'un immeuble à Baillargues. À l'intérieur de la CDCA (Confédération de Défense des Commerçants et Artisans), il s'installe à son bureau au premier étage. Moins de deux minutes plus tard, il est mortellement touché par sept balles de 9 mm. Une exécution rapide à l'issue tragique.
Les enquêteurs du SRPJ de Montpellier décrivent des assassins professionnels, ayant laissé aucune trace sur les lieux, ni sur les douilles. Poucet, conscient des menaces pesant sur lui, était pourtant libre, n'ayant pas jugé nécessaire de prendre des mesures de sécurité. Seule une réunion tenait son esprit préoccupé la veille à Melun, où des avertissements de danger avaient été émis à son encontre.
Quatre jours après sa mort, ses obsèques rassemblent des centaines de sympathisants à la Grande-Motte. Ancien candidat à la présidentielle de 1995, Poucet avait réussi à fédérer 200 000 membres autour de son projet, générant une richesse estimée à plusieurs millions d'euros.
Des sociétés opaques sur l'île de Madère
Les investigations se concentrent sur le fonctionnement de la CDCA. Christian Poucet avait commencé à orienter ses adhérents vers des contrats privés liés à des sociétés basées à l'étranger, notamment en Irlande, Luxembourg, et sur l'île portugaise de Madère. Philippe Wargnier, un assureur et ami de Poucet, figure au cœur de cette opaque "tuyauterie financière". Étrangement, Wargnier avait trouvé la mort quatre mois auparavant dans un décès suspect d'avion. Que cache réellement cette affaire? De nombreux experts et proches se posent encore des questions sur la véritable nature des activités de Poucet et le mobile de son assassinat, laissant la famille et les enquêteurs dans l'incertitude.







