L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, va solliciter que ses peines, acquises dans les affaires de Bygmalion et Bismuth, soient réunies afin d'échapper à l'obligation de porter un bracelet électronique.
Rappelons que, dans l’affaire Bismuth, Sarkozy avait déjà été condamné à porter un bracelet électronique pendant environ trois mois. Bien qu'il ait eu la faveur d'un retrait pour des raisons d'âge, l'ancien président n’a pas oublié cette contrainte. De plus, il se retrouve de nouveau dans la même situation à la suite de sa condamnation dans l’affaire Bygmalion.
Cela dit, il n’est pas question ici de la « confusion des sentiments », comme l’aurait écrit Stefan Zweig, mais bien de la confusion de juridiction. Le code pénal permet effectivement d’envisager une fusion des deux condamnations, une option recherchée par Sarkozy pour éviter un nouveau port de bracelet électronique.
La demande examinée le 23 février
Cette demande sera étudiée le 23 février par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Experts et observateurs s'interrogent sur la décision qui pourrait découler de cette audience, en espérant qu’elle se fonde sur des principes juridiques solides. En cas de succès, on ne peut que conjecturer si Sarkozy se gardera de critiquer l'institution judiciaire pour soit-disant laxisme.
Nicolas Sarkozy a également un rendez-vous majeur le 16 mars pour se défendre dans le cadre de son procès en appel dans l’affaire libyenne, pour laquelle il a déjà écopé de cinq ans de prison ferme, signalant ainsi une période tumultueuse pour l’ex-dirigeant.







