Le coton, bien que considéré comme l'or blanc, soulève des questions environnementales. En effet, 75 % de la production mondiale provient de variétés génétiquement modifiées, et pour chaque kilo de coton, ce sont 2 700 litres d'eau et trois kilos d'intrants chimiques qui sont nécessaires. Conscient de ces enjeux, le Bénin, devenu le premier producteur africain, se lance dans une initiative de culture durable de cette fibre essentielle.
Le Bénin mise sur une approche respectueuse de l'environnement pour se positionner sur les marchés internationaux, tout en générant des centaines de milliers d'emplois locaux. Mais qu'entend-on exactement par "coton durable" ?
Pour mieux comprendre cette démarche, nous avons rassemblé des experts :
- Romain Agbozo, producteur de coton
- David Djagoun, coordinateur de l'Association Interprofessionnelle du Coton (AIC)
- Marguerite Maliki, responsable marketing de Bénin Textile
- Létondji Beheton, directeur général de SIPI d'Abomey-Calavi
- Silvère Tovignan, professeur d'économie agricole à l'Université de Parakou
Face aux défis que représente la production de coton, le Bénin entend se démarquer par une filière novatrice et moins polluante. Selon le professeur Silvère Tovignan, "la transition vers le coton durable n'est pas seulement cruciale pour l'environnement, mais elle offre également une opportunité économique inestimable pour le pays".
Des organisations internationales, telles que l'Organisation des Nations Unies, encouragent ces initiatives, soulignant leur importance pour la durabilité de la planète. Le Bénin présente ainsi un modèle inspirant, avec l'ambition d'encadrer chaque étape de la production, depuis la semence jusqu’au produit final, dans une logique de respect de l’environnement.







