La candidate à la mairie de Marseille, Martine Vassal, a clairement affiché sa position : en cas d’élection, elle ne prévoit aucun financement pour SOS Méditerranée, une ONG engagée dans le sauvetage des migrants en mer.
«Si je suis élue, rien ne sera attribué à SOS Méditerranée ou à des associations similaires. Je refuse d’encourager le trafic d’êtres humains à travers des considérations idéologiques», a précisé la présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence dans un communiqué. Vassal n’a pas manqué de critiquer la gestion actuelle, se référant à la municipalité de Benoît Payan. «En 2020, le Printemps Marseillais promettait plus de justice et de solidarité, pourtant six ans plus tard, la mendicité a explosé en centre-ville et les campements sauvages entourent des lieux emblématiques comme la gare Saint-Charles», a-t-elle affirmé.
«Son discours se rapproche de celui de l’extrême droite et utilise des informations trompeuses. Accuser notre travail de favoriser le trafic d’humains est une dérive dangereuse», a réagi Sophie Beau, directrice de SOS Méditerranée, lors d'une interview avec France 3.
«Mettre à la rue des centaines de migrants sans aucune aide, c’est du cynisme. Le programme de Benoît Payan ne fait qu’augmenter la misère, alors qu'il est responsable de la crise du logement actuelle à Marseille», a ajouté Martine Vassal.
L’opposition, représentée par le groupe Une Volonté pour Marseille, s'était déjà opposée au vote d’une subvention de 130.000 euros lors d’un conseil municipal en 2024. Ce projet de financement a été retiré en pleine controverse. De plus, une subvention antérieure de 30.000 euros, adoptée en 2021, avait été annulée par le tribunal administratif suite à la saisine d’un conseiller municipal, du fait d’un manque de clarté sur l'objet de l’aide.







