La tragique mort d'Alex Pretti à Minneapolis résonne comme un cri d'alarme face à la montée d'une politique de la peur.
Lors de son intervention dans "La Matinale" du lundi 26 janvier, Valérie Hayer, eurodéputée et présidente du groupe Renew Europe, a vivement critiqué l'administration Trump, pointant du doigt l'ICE, la police anti-immigration, responsable de l'abattage d'Alex Pretti, un infirmier sans arme.
Alors que l'onde de choc de cet événement révoltant se propage, Hayer déclare : "Les images sont accablantes. Ce drame soulève des interrogations sur les intentions de Donald Trump". Le fait que cet homme ait été abattu sans représenter de menace apparente questionne profondément la légitimité et les méthodes de l'ICE, envoyée pour créer un climat de terreur parmi les migrants, qu'ils soient en situation régulière ou non.
Elle a également souligné le glissement vers un régime autoritaire aux États-Unis, en portant des accusations sur la manipulation des institutions comme les médias et la justice. "C'est un changement extrêmement préoccupant pour la démocratie américaine", a-t-elle ajouté, faisant référence à des appels récents d'anciens présidents tels qu'Obama et Clinton demandant un réveil collectif face à ces dérives.
Dans un contexte où Donald Trump perd lentement le soutien de ses partisans, Hayer appelle à une vigilance accrue de la part des Européens, face aux tentatives d'influence autocratique. "Il déteste la démocratie et, avec le soutien des partis d'extrême droite, il menace aussi les valeurs européennes", a-t-elle averti.
Interrogée sur l'alliance entre Trump et les extrêmes droites en Europe, des figures comme Viktor Orbán ou le Rassemblement National, Hayer n'a pas caché son inquiétude. "Ils cherchent à détruire l'Union européenne et nos valeurs démocratiques. Une pression permanente s'exerce pour manipuler l'opinion publique", a-t-elle déclaré.
Elle a, en outre, dénoncé l'hypocrisie du Rassemblement National, qui, après avoir soutenu Trump lors de sa réélection, se positionne aujourd'hui en opposition face à lui, témoignant d'un opportunisme politique préoccupant. "Ils sentent que l'opinion s’incline contre Trump et changent leur discours en conséquence", a-t-elle conclu.
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