Le prix de l'or, ce métal précieux tant convoité, ne cesse de grimper et a franchi, le 26 janvier, la barre mythique des 5 000 dollars (4 220 euros) l'once, pour la première fois dans l'histoire. Cette augmentation s'explique largement par son statut de valeur refuge face aux multiples incertitudes géopolitiques et économiques générées par la présidence de Donald Trump.
Dès 4h30 du matin (heure de Paris), l'or a enregistré une hausse de 1,85%, atteignant 5 080 dollars l'once, après avoir touché un pic à 5 093,05 dollars à 3h27. Cette envolée des prix est alimentée par l'affaiblissement du dollar, ainsi que par des tensions internationales, notamment celles concernant le Groenland, une région que le président Trump aurait proposé de racheter, crispant davantage les relations avec ses alliés européens, comme l'a rapporté Le Monde.
Par ailleurs, malgré un certain apaisement observé au Forum économique mondial de Davos (Suisse), où Trump a atténué ses menaces de nouveaux droits de douane, l'or demeure très prisé. Les fluctuations géopolitiques en Ukraine, à Gaza et en Iran continuent d'influencer la tendance des cours. Les revirements fréquents de l'administration américaine créent un climat d'incertitude aux États-Unis, détournant les investisseurs des valeurs traditionnelles comme le dollar et les obligations d'État, souvent considérées comme concurrentes de l'or.
Les analystes soulignent que cette montée en flèche du prix de l'or reflète non seulement une quête de sécurité financière de la part des investisseurs, mais aussi une vision critique du climat économique actuel. Selon un expert de la Banque de France, "l'or reste une option privilégiée pour protéger son patrimoine dans des temps troublés". Ainsi, les investisseurs semblent de plus en plus convaincus que le métal jaune est leur meilleur allié face aux tumultes du marché.







