Les produits américains sont omniprésents dans notre quotidien, s’immisçant dans des recoins insoupçonnés de nos vies.
Ce texte est extrait d'un reportage captivant. Pour une expérience complète, visionnez la vidéo ci-dessus.
Ils ont investi chaque recoin de notre maison, de la cuisine à la salle de bain, en passant par notre garde-robe. Des aliments, des vêtements et des cosmétiques se sont tellement intégrés à notre quotidien qu’on en oublie parfois leur origine américaine. Mais pourrait-on réellement s'en passer ? Pour le savoir, encore faut-il identifier ces produits. Cependant, leur provenance n'est souvent pas clairement indiquée. Il convient de noter, par exemple, que certains biscuits de marque française appartiennent au géant américain Mondelez International.
En matière de paiement, la dépendance aux États-Unis est tout aussi marquée. En France, près de 40 % des transactions financières s'effectuent via des systèmes américains.
Des fast-foods à la sauce américaine
La culture américaine a également envahi nos villes avec la prolifération de cafés et de fast-foods. La question se pose alors : peut-on faire sans ces établissements ? Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France, souligne le lien entre ces chaînes et l'économie locale : "Ce type de fast-food s'engage à acheter de la viande faite en France, ce qui est bénéfique pour nos agriculteurs. Une contraction de ces chaînes signifierait des pertes d'emplois, notamment pour les jeunes".
Selon des informations de la chambre de commerce américaine, ces entreprises créent environ 400 000 postes en France. Néanmoins, notre dépendance va au-delà des simples emplois, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. Un Français sur quatre utilise un téléphone d'origine américaine. Nos réseaux sociaux, plateformes de streaming, et la majorité de nos outils de communication sont également sous contrôle américain.
Nicolas Lellouche, journaliste pour Numerama, soulève un point critique : "Il n’existe pas de véritable alternative française pour les ordinateurs ou logiciels. Cette situation empêche toute forme de souveraineté numérique, rendant notre dépendance incontournable".







