La répression brutale menée par le régime iranien a plongé le pays dans une atmosphère de terreur inédite. Selon "The Observer", les Iraniens vivent dans l’angoisse d’être à tout moment traqués ou arrêtés, alors qu'une crise persistante les enfonce davantage dans la détresse.
À Téhéran, les forces de sécurité se déploient massivement. Des drapeaux neufs flottent aux entrées des stations de métro, certaines marquées par les récentes brutalités, tandis qu’un camion de pompier calciné rappelle la colère des manifestants, bourré de slogans accusateurs.
Les autorités multiplient les initiatives pour effacer toute trace des protestations, plaçant des panneaux pour couvrir les graffitis anti-régime et traquant les antennes paraboliques sur les toits. De plus, des fils de fer entourent désormais des supermarchés pour empêcher d’éventuelles attaques.
“Les gens sont profondément affectés”
Parinaz, blogueuse et militante, témoigne que certains slogans demeurent visibles, lui offrant une lueur d'espoir. Toutefois, elle a cessé de chanter des chants de protestation, car la peur a supplanté l'espoir : “Je n’ose plus interroger les gens sur les disparus”, confie-t-elle. La présence constante des forces de sécurité crée un climat de terreur.
Elle souligne la brutalité des attaques : “Ceux qui ont survécu portent des balles dans le corps ou sont gravement blessés. Personne ne peut rire.” Les chiffres sont alarmants : la répression a causé plus de 20 000 morts, d'après des sources locales.
La montée des prix et la pauvreté ne cessent d'affecter des millions d'Iraniens, tandis que l'accès à Internet se raréfie, plongeant la population dans une ignorance inquiétante. Des ONG comme FilterWatch rapportent que le régime persiste à bloquer l’accès, maintenant ainsi une forte pointe d’isolement.
Craintes d'exécutions
Alors que le régime intensifie sa répression, des craintes d'exécutions de manifestants emprisonnés émergent. Payam Akhavan, ancien procureur de l’ONU, a décrit cette situation comme des “crimes contre l’humanité” au Conseil des droits de l’homme à Genève, évoquant un “meurtre de masse sans précédent”.
Donald Trump a également commenté la situation, avec des menaces d'intervention militaire ayant pour conséquence d’attirer l'attention internationale loin des enjeux réels sur le terrain.
Malgré tout, Parinaz refuse de céder à la peur. Elle souligne : “Nous n’avons plus rien à perdre.” La réalité actuelle en Iran est alarmante, mais pour beaucoup, le changement semble inévitable. Alors que la pauvreté, l’angoisse et la répression pèsent lourds, les voix de la contestation demeurent, malgré la barbarie.







