Des échauffourées entre agriculteurs et forces de l'ordre ont éclaté à Toulouse ce mardi 27 janvier 2026, provoquant la blessure d'au moins cinq personnes, selon les pompiers rapportés par l'Agence France-Presse (AFP). Ces événements se sont déroulés lors d'une manifestation visant à dénoncer le traité de libre-échange Mercosur ainsi que la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), comme l'a observé un journaliste de l'AFP.
Les tensions ont pris un tournant violent alors qu'environ une centaine de manifestants, unis au sein de l'intersyndicale agricole (comprenant la Coordination rurale et la FDSEA), ont contesté les restrictions imposées par la préfecture concernant leur itinéraire. Des chaises ont été lancées vers les forces de l'ordre, qui ont réagi en utilisant des gaz lacrymogènes, selon des témoignages recueillis sur place.
Une provocation inacceptable
« C’est de la provocation, on a été bousculés », a déclaré Eloi Nespoulous, coprésident de la Coordination rurale de l’Aveyron. Il a également mentionné qu'une audience en préfecture était programmée pour discuter des revendications agricoles. Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, a souligné : « Interdire aux paysans de venir en tracteurs, c'est un manque de considération ».
Cinq agriculteurs ont été placés en garde à vue dans la périphérie de Toulouse, après que des forces de l'ordre ont bloqué plusieurs véhicules agricoles. La préfecture n'a pas confirmé ces interpellations pour le moment.
Une frustration croissante
Jean-Philippe Causse, membre de la Coordination rurale, a indiqué que la situation explosive était principalement due à la gestion de la DNC : « C’est la dermatose qui a mis le feu aux poudres, et on va continuer jusqu’à ce qu’on nous entende », a-t-il affirmé. Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération paysanne de Haute-Garonne, a également dénoncé « l'abattage systématique des troupeaux » en raison de la maladie : « C’est de la concurrence déloyale ».







