Les employés d'Ubisoft prévoient un mouvement de grève, tant sur le sol national que sur le plan international, à partir du 10 février, en réponse à l'annonce choquante de l'entreprise concernant la suppression de près de 200 postes au siège parisien. Le site de Castelnau-le-Lez, eux, s'apprête à organiser un piquet de grève devant leurs locaux.
Cette mobilisation, qui regroupe tous les sites d'Ubisoft en France et dans le monde, est orchestrée par une intersyndicale. La mesure annoncée vise à réduire de 5 % les effectifs dans l'Hexagone, un coup dur pour de nombreux employés qui craignent pour leur avenir. Comme le souligne France Bleu, les raisons de cette restructuration restent floues et suscitent l'inquiétude parmi les équipes.
"À Montpellier, le discours de la direction se veut rassurant, mais lorsque l'on nous présente une restructuration d'un projet et qu'il est annulé deux jours après de manière unilatérale, cela laisse perplexe", déplore Clément Montigny, programmateur chez Ubisoft et représentant du Syndicat des travailleureuses du Jeu vidéo sur le site de Castelnau-le-Lez.
Ce climat d'incertitude pèse lourdement sur le moral des employés. "Chaque salarié vit avec l'épée de Damoclès au-dessus de sa tête... Il n'y a aucune garantie qu'une nouvelle décision unilatérale ne survienne pas", déclare-t-il. La perception d'un malaise ancien et profond est largement partagé au sein des équipes.
Le piquet de grève à Castelnau-le-Lez débutera à 10h00 le 10 février. Une journée qui promet de mobiliser les esprits et les cœurs contre ce qui est considéré comme une attaque directe contre le bien-être des employés.







