"Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti" a déclaré Catherine Griset lors de son procès en appel à Paris, réaffirmant son engagement exclusif envers la leader d'extrême droite, même lorsque celle-ci était eurodéputée et présidente du RN.
En 1995, le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, lui avait déjà accordé une reconnaissance, lui permettant de commencer sa carrière proche de Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt et liée à elle depuis par une amitié personnelle et professionnelle.
Lors de son témoignage, Catherine Griset a reconnu qu'entre 2010 et 2016, elle a en effet contribué à hauteur de 20% à d'autres activités en lien avec Marine Le Pen, tout en se défendant d'avoir mélangé ses fonctions. À la barre, elle a souligné ses responsabilités liées à la gestion de l'agenda de Marine Le Pen, rappelant que sa tâche impliquait non seulement ses activités parlementaires, mais également celle de présidente de son parti.
Cette proximité a soulevé des accusations de détournement de fonds, justifiant la peine prononcée en première instance. Le procès en appel, rapporté par BFM TV, a mis en lumière les dilemmes que pose la déontologie de ses fonctions d’assistante accréditée au sein du Parlement européen.
Un an de prison avec sursis en première instance
Le procès a pris un tour inattendu avec l'interrogation pointue de la présidente de la cour, Michèle Agi, qui a insisté sur le fait que Griset travaillait pour une personne, et non pour un simple parti. "C'est le Parlement européen qui vous paie", a-t-elle rappelé, ce à quoi Griset a maintenu qu'elle a toujours respecté ses obligations envers ses fonctions.
Les débats se poursuivent sur les violations potentielles des règlements, les déclarations de ses activités et le rôle de chef de cabinet qu'elle a occupé pendant une période donnée. En dépit des accusations, elle a réitéré : "Pour moi, il n'y avait pas conflit d'intérêts", insistant sur le fait qu'elle a toujours œuvré pour Marine Le Pen.
Ce procès, bien plus qu'une simple affaire judiciaire, révèle les tensions internes et externes autour du RN alors que le parti navigue dans un paysage politique en pleine mutation, avec des enjeux majeurs avant l'élection présidentielle de 2027.







