Après une hospitalisation qui a duré plus d'une semaine, l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro a fait son retour en prison ce jeudi. La Cour suprême a pris la décision de rejeter sa demande d'assignation à domicile pour des raisons de santé. Cette décision intervient alors qu'il purge une peine de 27 ans de prison pour avoir tenté de renverser l'État après l'élection de 2022.
Âgé de 70 ans, Bolsonaro a quitté l'hôpital DF Star à Brasília, où il avait été admis le 24 décembre dernier pour une opération de routine liée à une hernie inguinale. La décision de la Cour suprême a été rendue peu après sa sortie de l'établissement médical. « Contrairement aux affirmations de la défense, l'état de santé de Jair Messias Bolsonaro ne s'est pas aggravé », a soutenu Alexandre de Moraes, un juge influent de la Cour.
Les avocats du leader d'extrême droite soutiennent que son retour en prison pourrait entraîner une dégradation de son état de santé, en raison des séquelles de l'agression au couteau qu'il a subie en 2018. Plusieurs experts en droit, comme le professeur de droit pénal Luís A. Ribeiro, affirment que ce cas met en lumière les tensions entre la justice et la santé des personnes condamnées. Il a commenté : « La question de la santé des détenus ne doit jamais être négligée, mais elle doit aussi être équilibrée avec la justice. »
Cette décision n'est pas sans relancer le débat sur l'état du système judiciaire brésilien, déjà en proie à de nombreuses controverses. La situation de Bolsonaro attire l'attention des médias internationaux, dans un pays où le climat politique continue d'être tendu. Les partisans de Bolsonaro, tout comme les membres de l'opposition, scrutent chaque développement avec une vive anticipation.
Alors que l'ancien président purge la plus longue peine de prison de son histoire, les implications de ce cas pour l'avenir politique du Brésil sont considérables. Les analystes se demandent si cette affaire pourrait influencer les élections à venir ou remodeler le paysage politique du pays.







